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20 décembre 2007

Post-partum

La session est finie. C'est les vacances. C'est Nowell. Yodeléhihou.

Je vous entends déjà me poser les questions d'usage:

«Tu manquerais pas un peu d'enthousiasme la Vraie-Frisée? Ou bien tu es finalement guérie de ta maladie qui te fait mettre des points d'exclamation à la fin de chacune de tes phrases comme une pré-pubère de 12 ans qui vient de découvrir MSN?»

Non, j'ai encore la maladie. Mais il me manque un brin d'enthousiasme. À chaque fin de session, le même phénomène se produit : durant toute la session, je suis occupée par tous mes charmants travaux d'école et autres divertissants examens et je n'ai aucunement le temps de penser à quoi que ce soit (quelque chose de profond je veux dire). Mais lorsque la session finit, j'ai le temps de me remettre en question très profondément. C'est vraiment comme une dépression post-partum...mais au moins, je n'ai pas un enfant sur les bras...;) (ah crotte, ma maladie d'émoticone qui reprend...)

C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivé hier soir, alors que j'étais à l'aube de l'assoupissement et que mon esprit, lui, tourbillonait incessamment alimenté par des pensées bien noires d'insécure finie. Et puisque j'étais à demi dans les vapeurs du sommeil, je n'avais pas vraiment le contrôle de mes pensées. Comme quand on est à moitié en train de rêver. Et bien mon esprit, au lieu de me faire faire un joli rêve avec des pouliches et des fées pour oublier le spleen dans lequel je nageais, m'a fait réciter les 5 manières de synthétiser un composé halogéné.

Et savez-vous le pire?

J'ai souri dans mon demi-sommeil.

Les composés halogénés, ça m'a rassurée. C'est facile, je le connais par coeur, je peux le faire, je comprends. Comme on dit en anglais : the only thing I could get a grip on. Beaucoup plus simple que toutes les autres interrogations qui valsaient dans ma tête.

Lorsque je me suis finalement rendu compte que je répétais en boucle «substitution radicalaire, substitution électrophile sur un benzène, substitution nucléophile avec un alcool et addition sur un alcène ou un alcyne» (et que ça me faisait du bien), je me suis réveillée en sursaut et je me suis tout simplement dit en mon for intérieur : «Cr*** de folle.»

J'ai ensuite entrepris de réveiller Chéri d'Amour pour lui faire part de mon besoin urgent de vacances et/ou de médication avec le traditionnel :

- Tu dors-tu?
- Gremeleronfl
- Chui une cr** de folle.
- Ben non t'es pas une cr*** de folle, t'es super belle.
- Je viens de me réciter la synthèse des composés halogénés POUR ME SENTIR MIEUX.
- Ah ouin, c'est cool, c'est quoi un composé halogéné?

Ok, je crois que Chéri d'Amour n'avait pas tout à fait bien cerné le problème. Mais ce n'était pas la première fois que j'éprouvais des difficultés avec lui la nuit, j'ai déjà vu bien pire.
J'ai tout de même réussi à m'endormir en me disant qu'il trouverait bien une ou deux paroles rassurantes à me dire le matin venu.
Mais aujourd'hui, ça va mieux. Je travaille (eh oui, comme tout bon étudiant pauvre, j'ai eu droit à environ 16 heures de liberté entre mon dernier examen et la job) et étonnamment, être dans le gros jus, ça me «détend» ou du moins, ça m'empêche de penser à la synthèse des alcools.
Parlant d'alcool, peut-être que c'est ce qui me faudrait... Une fin de session sans party! Franchement les jeunes aujourd'hui, y'ont pu d'allure...

2 octobre 2007

Dans 4 dodos c'est...

LA SEMAINE DE LECTURE!!!!!


Non mais qu'est-ce qu'il y en a marre sérieusement! S'il faut que je fasse un autre rapport de lab ou une autre recristallisation ou que je calcule encore le champ électrique créé par une sphère conductrice dont le rayon est a en considérant une surface de Gauss dont le rayon est r plus grand que a d'ici la fin de la semaine, je ne vais pas survivre!
J'ai fait un examen de physique hier. C'est toujours une activité assez appréciée chez les étudiants de sciences nature, on en redemande. C'était PAS facile! C'est juste...désagréable, complexe et SI stressant! Et en plus, j'ai passé la nuit à repenser à ce sale examen parce qu'il y a un problème que je n'ai pas été capable de résoudre (ça, c'est vraiment quelque chose qui arrive dans tous les examens de physique) et vers 2 heures cette nuit, j'ai réalisé que j'ai écrit «anneaux» au lieu de «coquilles» dans un des problèmes. Bon c'est un peu dur d'expliquer pourquoi c'est grave et, croyez-moi, vous ne voulez pas vraiment le savoir, mais c'est très grave!!!
Mais, bientôt je serai en congé! Je pourrai m'adonner à des activités comme la recherche pour des travaux longs, le travail, la grasse matinée (9h!!! youhou!), prendre mes repas en plus de 10 minutes, le sirotage de boissons alcoolisées, le remplissage de Visa par des soupers au resto et peut-être même...la visite de Mourial!! Hé oui je vais dès ce soir commencer à dormir dans une tente hypoxyque qui raréfie l'oxygène pour que mon sang soit prêt lorsqu'il devra affronter la terrible atmosphère de Montréal. Et je vais aussi m'acheter un gun, on dit que ça joue dur par là...(cette blague basée sur des préjugés que les inhabitants de Montréal aiment proliférer vous est offerte gratuitement par mon humour douteux mais charmant).
Jusque-là, souhaitez-moi bonne chance car il me reste un examen, un exposé oral (avec l'appétissant moniteur d'allemand) et je dois aussi finir un es%&&* de cal"/%/?% de sacra)&*?%* de rapport de laboratoire de physique.

25 août 2007

Back to school...again

C'est officiel, mercredi j'ai à nouveau traîné mes pieds jusqu'au Cégep. D.i.f.f.i.c.i.l.e.
C'est la troisième année que je vais au Cégep. Les deux premières ont été drôles, tous mes amis étaient là mais plusieurs ont maintenant quitté pour l'université. Mais, je ne regrette toujours pas mon choix de programme, j'irai bien à l'université un jour, c'est simplement que j'en ai marre de ne pas étudier «vraiment» dans ce que je veux, si je peux dire. Je vise un métier dans le domaine de la santé alors disons que la physique électrique, ça ne me fait pas lever le poil sur les bras!
Mais, je l'avoue, je trouve ça difficile de voir mes amis partir à l'université. L'université, ça à l'air quant même un peu plus «hot» que mon p'tit Cégep de 3000 étudiants et j'ai vraiment hâte de vivre ça, ça a l'air beaucoup plus excitant. En plus, une de mes amies vient tout juste de quitter pour Montréal! Elle étudiera à l'Université de Montréal. Vous comprenez pourquoi ça me fait un p'tit pincement au coeur de rester ici à faire de la physique électrique dans mon p'tit Lévis. En passant, si vous voyez une fille avec les cheveux bruns et sûrement un bandeau, qui a l'air perdue dans le parc Jarry ou près du marché Jean-Talon (elle habite tout près!), dites-lui salut de ma part et reconduisez-la jusqu'au métro! ;)
Sinon, le Cégep est pas mal pareil, ça s'annonce quant même difficile comme session (est-ce qu'il est supposé y avoir des sessions faciles en sciences de la nature et langues, anyway?). Et en plus, il y a plein de...de jeunes là! Des tout p'tits! Ils sont même pas majeurs! Et ils ont l'air tout excités d'être là! Je sais, il y a 2 ans, je n'étais pas plus majeure et tout autant excitée mais on va dire que c'est mon statut de 3e année qui me monte à la tête...
Parlant de statut de 3e année, il faut initier les 1ère année!! Ça c'est un vrai avantage de rester au Cégep 3 ans! Vous avez des idées? Des anecdotes?

26 avril 2007

This is the end, my only friend, the end

Je me suis réveillée ce matin et j'ai tout de suite su que quelque chose se préparait. Je l'ai senti dans mon corps, cette sensation de désagrégement des organes et de perte de contrôle totale. J'ai finalement réussi à ouvrir mes yeux: j'ai dû utiliser mes deux mains pour décoller mes paupières l'une de l'autre. J'ai voulu me faire à déjeuner mais je n'avais pas faim: c'est peut-être à cause de ces 4 sacs de chips de machine distributrice qui m'ont servi de souper hier....il faut ce qu'il faut pour terminer un saleté de vidéo en temps.
Puis, j'ai bu du jus d'orange. J'ai commencé à me sentir mieux. J'avais confiance en moi, je me suis dit: «Come on girl! C'est ta quatrième fin de session, t'en as vu d'autres!»
Toc toc toc.
On a cogné à la porte.
Étrange pour un jeudi matin....

J'ouvrai lentement...

WAAAARRGGHHH!!

Une gigantesque créature immonde aux tentacules venimeuses et aux yeux globuleux qui arborait fièrement une couleur de peau se rapprochant étrangement de la couleur vomi me fonça dessus en me criant des choses immondes:

«T'as 4 devoirs de maths en retard!!»
«T'as un examen de chimie lundi pis t'as pas commencé les exercices!!»
«Tu ne sais toujours pas ce qu'est une base conjuguée!»
«Ton vidéo, y'est bourré de fautes pis tu le sais!»
«T'es poche en concordance des temps en espanol pis ton examen est lundi!»
«Es-tu sûre que t'es aussi prête que tu le penses pour ton oral de français?»
«Ton test de PAM, oublie ça!»

ARRGGGHHH!!! C'ÉTAIT LE TERRIBLE MONSTRE DE LA FIN DE SESSION!! ARRGGHHH! ON VA MOURIR!

Le monstre me maîtrisa rapidement avec ses tentacules répugnates et aussi collantes que du stuff contre les mouches. Je pouvais à peine respirer et les paroles décourageantes qu'il me crachait au visage engourdissaient mon cerveau. Vite, il me fallait réfléchir, il me fallait tuer ce monstre! J'ai pensé au chloroforme: mais c'est seulement dans Tintin que les personnages en ont toujours sous la main. Puis, j'ai vu les couteaux sur le comptoir de la cuisine. Je réussit à m'approcher d'un couteau mais je fus incapable de m'en emparer. Qu'allais-je faire?? Étais-ce la fin pour Fausse-Artiste? Finirais-je engloutie par les devoirs en retard, les examens à préparer, les labos à terminer, les paroles soporifiques de mon prof de maths?

NON! JE SUIS PLUS FORTE QUE TOUT ÇA!

Et un éclair de génie me frappa. Je venais à peine de sauter du lit donc...J'ouvrai la bouche et je soufflai doucereusement mon haleine dégoûtante de nuit de sommeil trop courte sur l'affreux monstre qui, fortement ébranlé par cette odeur de toast au Cheez-Wizz mal digérée et de chips au ketchup, hurlait de douleur. Alors qu'il essayait de remettre en place la peau de son visage qui avait fondu par ma faute, je pus me libérer de son étreinte. Le monstre, humilié et blessé, s'enfuit en courant.

Maintenant que j'ai vaincu le terrible monstre de la fin de session, plus rien ne me fait peur. Pas même les 200 examens que je vais avoir dans les deux prochaines semaines. Je suis prête. Ça fait trois jours que je ne me brosse plus les dents.

13 mars 2007

Guide de survie

On le sait tous, nous ne sommes présentement pas en semaine de relâche. Nous sommes en semaine de lecture. Je sais que vous savez que la semaine de lecture, c'est fait pour lire. Mais, ce que vous ne savez pas, c'est qu'il vous faut aussi une stratégie, un plan pour défaire tous les pièges que vous tendent tout ce temps libre qui s'offre à vous. Car détrompez-vous! Vous n'aurez pas le temps de faire vos devoirs de maths tranquillement, en pyjama, en jetant un oeil de temps à autre sur la TV qui joue «La boss des noces». Je vous donne donc quelques trucs pour arriver à être un peu moins fatigué le jour où vous devrez retourner dans cette grosse bâtisse brune où des adultes déblatèrent devant vous pendant des heures.
Premièrement, il ne faut pas abuser des partys. Bon, ça c'est assez inévitable comme règle. Et en plus, les bars sont bourrés de saletés d'Ontariens qui sont eux aussi en semaine de relâche. Et un Ontarien dans son habitat pas naturel, c'est pas beau à voir. Ils sont souvent en gougounnes, sans manteau et complètement saouls vers les 11h15 sur le trottoir de la Grande-Allée. Vaut mieux rester chez soi que d'assister au dégobillement général d'une bande de Canadiens Anglais. C'est pour des raisons comme ça que l'expression «Deux solitudes» a été inventée. Mais, si vous êtes quelqu'un de plus stratégique, vous allez adopter l'option «Bière entre amis». Après avoir réussi à faire 3-4 numéros de maths, vous pouvez parfaitement vous octroyer le droit de prendre une tite-bière avec des chumeys dans un pub quelconque. Notez que le pub offre de nombreux avantages: pas besoin de danser (donc vous serez moins fatigués), la musique n'est pas forte (donc vous entendrez enore demain), on se sent en famille (donc pas besoin de prendre 4 heures pour s'arranger) et partager un ou deux pichet avec quelqu'un, c'est très raisonnable, je vous le dis moi...

Ensuite, autre règle bien importante à retenir: faire des devoirs en gang, ça ne fonctionne pas. Il y a tout le temps quelqu'un qui a quelque chose à dire et vous avez toujours le goût de réagir et de parler. En plus, il y a tout le temps quelqu'un qui finit par avoir faim. Et là, on se fait livrer un truc, on ne travaille pas en attendant le livreur, on mange en ne travaillant toujours pas et, finalement, vient le moment fatidique de la digestion, où on se sent tous tellement occupés par nos activités intestinales, ce qui nous empêche encore de travailler. C'est là qu'intervient la stratégie! Au lieu de passer un après-midi à ne rien faire , ou si peu, avec vos amis, enfermez-vous 3 heures en ligne et ensuite, voyez vos amis! Il faut éviter les pièges du temps libre!

Finalement, je vous donne en prime mon dernier petit truc, mais certainement le plus efficace, qui vous sera sûrement très utile lorsque vous reviendrez à l'école lundi prochain. Si quelqu'un vous raconte sa super semaine de lecture, pendant laquelle il a fait du ski, du spa extérieur, est allé veiller sur la Grande-Allée avec les Ontariens, a eu le temps de tout faire ses devoirs, a fait une activité incroyable avec chacun de ses amis, a travaillé et a essayé 3 nouveaux restaurants, mentez-lui! Dites-lui que vous aussi vous avez eu le time of your life durant cette semaine-là et rajoutez-en autant qu'il en faut. Mentez à fond, je vous le permets cette fois-ci, vous allez voir, ça vous fera le plus grand bien...

Sur ce, comme le dirait l'éditeur d'un magazine connu et assez pourri :«Bonne semaine!».

20 février 2007

The teacher, that was me

Désormais, je vais essayer de ne plus (trop) chialer sur mes professeurs (sauf ceux de philo quant même!). Je les comprends maintenant. J'ai vécu ce qu'ils vivent. Pendant 1 heure, je me suis promenée dans leurs bobettes. Et l'expérience a fait battre mon coeur tout stressé si vite que je crois que j'ai augmenté ma PAM. Non, vraiment.

Pendant 1 heure, j'ai essayé de mettre à l'aise un seul élève (comment ils font avec des classes de 45 étudiants?), j'ai essayé de le faire parler, de l'aider dans son apprentissage et ça m'a tout pris. Mais alors là vraiment tout. Quant je suis sortie du petit local, j'étais essouflée. Je lui ai parlé de moi, j'ai essayé de le faire parler de lui, j'ai essayé de le connaître un peu, j'ai raconté des blagues. J'ai vécu ce que c'était que de raconter une blague qui tombe vraiment à plat. J'ai vu une face d'incompréhension comme j'en vois d'habitude sur le visage de mes collègues de classe pendant un cours. Mais là, c'était moi qui devait effacer le point d'interrogation peinturé sur cet acné juvénile. J'ai vécu ce que c'était que de ne plus avoir d'argument pour mieux expliquer. J'ai essayé de mettre ça joli, de le mettre en confiance, de rentre l'apprentissage ludique. La prochaine fois, je me déguise en Winnie the Pooh. J'ai compris en pronfodeur le phénomène du «s'tie que chu pas motivé». Je l'avais dans la face.

Maintenant je comprends comment les profs se sentent devant 45 étudiants qui ne rient pas de leurs blagues et qui adoptent le visage du «demande-moé ce que ça me crisse» après chacune de leurs explications.

À rayer de ma liste des professions potentielles : enseignant.

29 janvier 2007

Nous sommes le futur

Un de mes amis et moi sommes particulièrement doués à l'école. Nous avons des bonnes notes, une bonne cote R, nous recevons les encouragements de nos professeurs, nous sommes bilingues et apprenons l'espagnol et l'allemand. Nous passons beaucoup de temps dans nos devoirs et à stresser pour nos notes. Nous sommes reconnus depuis notre plus jeune enfance pour être des bollés. Bref, on est bons, fins, beaux, intelligents et remplis de talents multiples.

Mais, malgré tout ça, aujourd'hui, nous avons foncé intentionnellement dans une poubelle en voiture pour la renverser. C'était plus drôle que tout ce que j'ai vu sur YouTube. Et on a ri comme deux épais pendant 10 minutes.

Au fond, c'est ça être étudiant : stresser pour son admission à l'université et la minute d'après, laisser tomber une révision pour aller foncer dans une poubelle en char.

The best years of my life...

23 janvier 2007

Faune scolaire : le téteux

Bon, vous me direz qu'il faut de tout pour faire un monde mais un peu moins de diversité ne me tuerait pas.

Aujourd'hui à la rubrique «Gens qui énarvent durant les cours» voici: The téteux!!
Le téteux a des lunettes obligatoirement. Comme quoi les téteux perçoivent mal le monde autour d'eux dès leur naissance. C'est peut-être pourquoi ils ont autant de misère à s'y intégrer.

Le téteux est curieux. Belle qualité me direz-vous. Il faut toujours tourner sa langue 7 fois avant de parler mes amis...Car, en cours, souvent peu intéressant, lorsqu'on croit que finalement, le prof est rendu à bout de son explication et que tout le monde a compris, le téteux profite de ce léger moment où le professeur prend la brosse à tableau et s'aproche de la-dite ardoise pour, vif comme l'éclair, poser une question qui pousse un peu plus loin la réflexion sur les propos du professeur. C'est inmanquablement quelque chose dont tout le monde, à certains moments, le prof inclus, se cal****. Oui, je vous jure que le sentiment d'ennui dans ces moments-là méritait ce sacre. C'est souvent, une nouvelle théorie ou une nuance qu'il a découverte («oui, mais, si, plutôt, mettons que, peut-être) et inmanqublement, le téteux a tort.

Le téteux participe en classe. Mais, c'est fantastique, c'est ce que tout bon professeur rêve, vous entends-je. Qu'est-ce que j'ai dit à propos de la langue déjà les amis? Le téteux a toujours un commentaire inoportun qui n'apporte strictement rien au discours de M. Le Professeur. Le téteux a des opinions trop réfléchies et il évoque souvent Dieu ou une expérience personnelle transcendante pour appuyer ses propos. Le téteux rit trop fort pour des blagues douteuses de prof usées depuis la révolution tranquille. Le téteux a toujours le besoin de parler, même quand il arrive en retard. Mais pourquoi un téteux arrive-t-il en retard, me dites-vous? Parce qu'il poursuit la discussion avec le prof du cours d'avant durant la pause, voyons! Et lorsqu'il arrive en retard, au lieu de faire comme tous et de se cacher le plus vite sur la chaise la plus proche, il prend plutôt le temps de saluer le professeur et de s'excuser pour son retard.

De plus, le téteux cause de graves maux aux yeux: à force de lever les yeux au ciel à chacune de ses remarques, cela cause de graves conjonctivites aux autres étudiants. Demandez à n'importe quelle infirmière en milieu scolaire, elle vous le dira!

22 janvier 2007

C'est reparti!

Aujourd'hui premier jour d'école.

Ce n'était pas ma première rentrée mais à chaque fois c'est la même chose et à chaque fois je ne vois rien venir.
D'abord, les papillons dans l'estomac avant de quitter la maison. La nervosité face à la nouveauté, au nouveau départ. La hâte de revoir ses amis, de savoir à quoi ils ont occupé leur temps des fêtes. La curiosité de savoir de quoi peut bien avoir l'air le F. Bessette inscrit à l'horaire. Chercher son local. Se faire lire un plan de cours. Croiser des gens dans le corridor qu'on espérait justement ne pas revoir. Réaliser que la fille que personne ne peut supporter est encore dans un de mes cours cette session-ci. Se faire dire que les 3 heures de travail recommandées pour ce cours ne sont qu'un minimum. Regarder sa montre et penser qu'il reste encore 37 minutes avant la pause. Tomber dans la lune et se demander qui en ce moment est en train de penser à un truc sexuel. Essayer de se concentrer sur ce que F. Bessette dit (un type sympa dont le prénom est finalement Frédéric). Penser que F.Bessette a peut-être fait l'amour hier. Avoir des frissons d'effroi à cause de la dernière pensée. Manger un muffin aux gras trans de la cafétéria à la pause. Avoir des commentaires de la part des 3eme année sur F. Bessette.

Aller au party de début de session et ne pas avoir de cours le lendemain : ça n'a pas de prix.

Bonne rentrée!