20 février 2007

The teacher, that was me

Désormais, je vais essayer de ne plus (trop) chialer sur mes professeurs (sauf ceux de philo quant même!). Je les comprends maintenant. J'ai vécu ce qu'ils vivent. Pendant 1 heure, je me suis promenée dans leurs bobettes. Et l'expérience a fait battre mon coeur tout stressé si vite que je crois que j'ai augmenté ma PAM. Non, vraiment.

Pendant 1 heure, j'ai essayé de mettre à l'aise un seul élève (comment ils font avec des classes de 45 étudiants?), j'ai essayé de le faire parler, de l'aider dans son apprentissage et ça m'a tout pris. Mais alors là vraiment tout. Quant je suis sortie du petit local, j'étais essouflée. Je lui ai parlé de moi, j'ai essayé de le faire parler de lui, j'ai essayé de le connaître un peu, j'ai raconté des blagues. J'ai vécu ce que c'était que de raconter une blague qui tombe vraiment à plat. J'ai vu une face d'incompréhension comme j'en vois d'habitude sur le visage de mes collègues de classe pendant un cours. Mais là, c'était moi qui devait effacer le point d'interrogation peinturé sur cet acné juvénile. J'ai vécu ce que c'était que de ne plus avoir d'argument pour mieux expliquer. J'ai essayé de mettre ça joli, de le mettre en confiance, de rentre l'apprentissage ludique. La prochaine fois, je me déguise en Winnie the Pooh. J'ai compris en pronfodeur le phénomène du «s'tie que chu pas motivé». Je l'avais dans la face.

Maintenant je comprends comment les profs se sentent devant 45 étudiants qui ne rient pas de leurs blagues et qui adoptent le visage du «demande-moé ce que ça me crisse» après chacune de leurs explications.

À rayer de ma liste des professions potentielles : enseignant.

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